Rappel : Térence n'est pas une IA et ce qu'il écrit provient de son cerveau d'humain octogénaire. A ce titre il dit JE.
Une jeunesse dévastée
Un titre qui pourrait se suffire à lui-même
Tant est consternante l'ampleur de la dévastation. Si le phénomène est mondial il affecte plus particulièrement l'Europe et plus encore la France. Ce beau pays de grande culture qui a impressionné le monde entier semble avoir entamé un processus de déchéance, voire d'auto destruction qui ne peut laisser indifférent.
A l'heure où cette réflexion est entamée (mi-octobre 2026) la jeunesse ayant entrepris de manifester contre la dégradation de ses conditions de vie et d'enseignement, un vaste mouvement social a secoué la capitale et de nombreuses villes du pays. D'importantes dégradations d'équipements publics , voire des incendies de monuments patrimoniaux, des centaines de commerces livrés au saccage et au pillage de "casseurs" aguerris ont interrogé sur la stratégie du maintien de l'ordre déployée par les représentants de l'état. D'autant que la violence de la répression policière contre des manifestants majoritairement pacifiques et notamment de très jeunes lycéens a été sans commune mesure avec cet abandon dont on peut questionner le degré de préméditation et l'objectif ainsi poursuivi.
Les médias et les réseaux ont abondé et continueront d'abonder dans la relation de ces événements catastrophiques, et je n'ai nulle envie de m'en faire ici l'écho, sachant d'ailleurs que d'autres sont à venir. Cette chronique du désastre passé ou futur est tout simplement débilitante. Voir l'image de ce garçon embarqué dans la manif par un camarade plus offensif que lui, un garçon à peine sorti de l'enfance et mutilé à vie, sachant qu'il n'est pas le seul - d'autres ont perdu une main ou un œil comme lui - est tout simplement insupportable, tellement en rupture avec les valeurs de pacotille que la société française prétend encore incarner. Car nous devons l'admettre, chacun d'entre nous, en se conformant aux préceptes de cette république inepte et de sa classe politique répugnante, oscillant sans cesse entre la manipulation et la corruption afin de décrocher ce funeste "pouvoir" dont Louise Michel disait qu'il est maudit, chacun d'entre nous ainsi sommé de s'identifier à une citoyenneté en voie de numérisation accélérée et qui de plus en plus conditionne son esclavage, ne fait que valider, entériner le deuil de son humanité.
Ces jeunes se révoltent et veulent se faire entendre. Et ne l'oublions pas : encore enfants, ils ont été gravement maltraités durant l'arnaque Covid (gel hydroalcoolique à en veux tu en voilà, distanciation, masques, piquouzes, culpabilisation : " Tu le sais pas mais t'es contagieux et tu vas tuer pépé ou mémé."). Contraints maintenant de se référer sans cesse à Pronote alors que simultanément on leur interdit le téléphone dans les établissements scolaires : toujours les injonctions contradictoires d'un système pervers. Parlons en d'ailleurs de ces établissements mal entretenus, sans chauffage, sans clim, les classes surchargées, les absences de profs etc etc. Inutile par ailleurs de revenir sur l'effondrement des résultats déjà évoqué sur le site.
Les critiques ne manquent pas, l'éducation nationale est même qualifiée de "fabrique du crétin", les pédagogues , le "pédagogisme" sont vilipendés et les propositions d'adaptation, de rénovation (?) du formatage ne manquent pas on plus. Et l'on peut ressortir le sempiternel : " Comment a-t-on pu en arriver là ?"
On parle aujourd'hui de la génération Z : les "zoomers" (à opposer au "boomer" que je suis ?!). C'est selon un aperçu IA "La cohorte de personnes nées entre 1997 et 2012, ces jeunes ayant grandi en tant que natifs du numérique, façonnés par l'omniprésence d'Internet, des smartphones et des réseaux sociaux." Dans les années 1970 un slogan nihiliste du mouvement punk britannique "No Future" avait fait florès. En 2026 ce No Future est d'une douloureuse acuité.
Comme on ne le sait que trop, les lycéens les plus maltraités sont ceux des banlieues et notamment ceux du fameux 9-3. Or on a vu les jeunes des grands lycées "d'excellence" (!) à Paris: Louis le Grand, Henri IV, l'Institut Catholique... se solidariser avec ces banlieusards. Cette solidarité est bien sûr tout à leur honneur mais il faut y lire également l'incertitude qu'ils ont en partage avec les "défavorisés" sur leur propre avenir. Car les mutations en cours dans les sociétés ne semblent plus pouvoir être maîtrisées : l'IA, les guerres, les manipulations économiques, l'ontologique corruption de bien des gouvernants, la cherté de la vie quasi incontrôlable, les catastrophes environnementales, le soi-disant réchauffement changement climatique et s'agissant de la France sa quasi banqueroute, tout cela en un cocktail angoissant qui réactualise douloureusement le No Future des années 1970.
Et ce n'est pas un hasard si ces révoltes de la jeunesse affectent actuellement plusieurs pays d'Europe. Le jeune journaliste sino-américain Dany Haïphong (cf. Une voix... Une voie ?...) semble avoir été particulièrement choqué par les images de Paris et des grandes villes de France le 17 octobre 2026. Il conduit une analyse très pertinente et revient sur les causes profondes de ces événements. Actuellement Israël, les Etats-Unis et l'Europe entière qui leur est vassalisée sèment le chaos dans le monde. Ils sont engagés dans des guerres sans fin, déployant un modèle de terrorisme économique total, provoquant ainsi un maximum d'austérité et réduisant les gens à une pauvreté absolue.
Or "Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite." Cette formule attribuée à Montesquieu est en fait de Joseph de Maistre. Au fond peu importe. Je l'actualiserais volontiers au regard de ce qui advient de notre culture, notre "civilisation" (?) et s'agissant plus particulièrement de la France, notre jeunesse, notre avenir... Quelle part de responsabilité avons nous, individuellement et collectivement dans cette dérive, cette dévastation, puisque semble-t-il nous sommes en "démocratie" et que le peuple de la nation France a bien porté au pouvoir une élite corrompue qui s'emploie à détruire sciemment le pays. Et ce n'est pas d'hier !
Ainsi ai-je envie de citer Albert Libertad, un anarchiste de la fin du 19ème siècle, qui n'y va pas par quatre chemins car pour lui "le criminel c'est l'électeur"... Ce qui est peut-être à relier à la catastrophe et au catastrophisme ambiants...
Le texte ICI
Mais je réitère : je ne me définis pas en tant qu'anar. Je n'ai d'autre identité que celle de mon humanité, cette humanité que j'ai partagée avec des cohortes d'enfants venus du monde entier et qui, à l'automne déjà avancé de mon existence, m'incite à renouveler sans cesse l'appel que porte ce site : Commencer par le commencement.
Et toujours s'agissant de la France, si je puis me permettre, j'ajouterai les paroles de ce merveilleux chanteur qu'était Jean Ferrat :
