Sébastien FAURE (1858-1942)


« Ce système de la contrainte engendre insensiblement des êtres gris, ternes, incolores, effacés, sans volonté, sans ardeur, sans personnalité ; race servile, lâche, moutonnière, incapable des actes virils ou sublimes dont l'accomplissement présuppose et nécessite de la flamme, de l'indépendance, de la passion, mais parfaitement capable de cruauté et d'abjection. (...) Le système de la liberté conduit à de tout autres résultats. »

Sébastien Faure
Propos d'éducateur
(Modeste traité d'éducation physique, intellectuelle et morale)
in Écrits pédagogiques, Paris, Éditions du Monde libertaire, 1992, p. 71
et in Normand Baillargeon, Éducation et liberté, Montréal, Lux Éditeur, 2005, p. 356.

Issu d'un milieu bourgeois et conservateur Sébastien Faure est d'abord novice chez les jésuites mais il renonce rapidement à cette vocation et devient militant socialiste. Puis il se tourne vers le mouvement anarchiste. Il donne alors de nombreuses conférences à travers toute la France. Orateur doué d'une éloquence remarquable il obtient un vif succès et fait souvent salle comble. En 1895 il participe, avec Louise Michel, à la fondation du journal Le Libertaire et en 1899 à celle du Journal du Peuple que finance Octave Mirbeau. En 1922 il fait paraître la Revue anarchiste puis il dirige et coordonne la publication de l'Encyclopédie anarchiste (1933-1934, 4 volumes, 2895 pages).

Son autre oeuvre majeure sera l'expérience d'une école libertaire et prolétarienne près de Rambouillet : La Ruche.


Une école libertaire au début du XXe siècle : la Ruche

Bibliographie