Octave MIRBEAU (1848-1917)

« − Qu'est-ce que tu dois chercher dans la vie ? ... Le bonheur... Et tu ne peux l'obtenir qu'en exerçant ton corps, ce qui donne la santé, et en te fourrant dans la cervelle le moins d'idées possible, car les idées troublent le repos et vous incitent à des actions inutiles toujours, toujours douloureuses, et souvent criminelles... Ne pas sentir ton moi, être une chose insaisissable, fondue dans la nature, comme se fond dans la mer une goutte d'eau qui tombe du nuage, tel sera le but de tes efforts... »
Octave Mirbeau
L'Abbé
Jules,
2ème partie, chapitre III, Oeuvre romanesque,
volume 1,
Paris, Buchet/Chastel-Société Octave Mirbeau,
2000-2001, p. 470.
« On a déformé
les fonctions de mon intelligence comme celles de mon corps, et, à
la place de l'homme naturel, instinctif, gonflé de vie, on a
substitué l'artificiel fantoche, la mécanique poupée de
civilisation, soufflée d'idéal... l'idéal d'où sont nés les
banquiers, les prêtres, les escrocs, les débauchés, les assassins
et les malheureux... »
Id., ibid.,
p. 471.
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