Francisco FERRER Y GUARDIA (1859-1909)
« Il
doit y avoir coéducation des classes sociales, tout comme il y a
coéducation des sexes. (...) Une seule façon de faire est sensée
et éclairée : celle de la coéducation des riches et des
pauvres.
(...) Nous affirmons sans ambages que nous voulons des
hommes qui continueront sans cesse de se développer ; des hommes
capables de constamment détruire et reconstruire leur environnement
et de se renouveler eux-mêmes. (...) La société craint de tels
hommes. On ne peut attendre d'elle qu'elle mette en place un système
d'éducation qui en produise. »
Francisco
Ferrer La Escuela Moderna, Barcelone, 1912,
L'École
Moderne, in Normand
Baillargeon, Éducation et liberté,
Montréal, Lux
Éditeur, 2005, tome 1, p. 284, 285, 297.

« Francisco
Ferrer pensait que nul n'est méchant volontairement et que tout le
mal qui est dans le monde vient de l'ignorance. C'est pourquoi les
ignorants l'ont assassiné et l'ignorance criminelle se perpétue
encore aujourd'hui à travers de nouvelles et inlassables
inquisitions. En face d'elles, pourtant, quelques victimes, dont
Ferrer, seront toujours vivantes. »
Albert
Camus
cité par A. Novoa et C. Vilanou, in Quinze
pédagogues (Jean Houssaye, dir.), Paris, Armand
Colin Éditeur,
1994, p. 85.
